Atelier chorégraphique

Voici le témoignage d'une personne atteinte par la MH et qui souhaite parler des bienfaits qu'elle ressent en participant à cet atelier.

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Bienfaits du mouvement
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                      Accompagnement

Cette maladie est très grave et il faut sans cesse se raccrocher. La personne malade est dans un premier temps plus la même avec ces moments d'agressivité. Il faut se dire que ce n'est qu'un passage car après la personne redevient comme avant, mais cette maladie fait beaucoup de ravages.

Je pense aussi que l'amour est un excellent médicament, moi j'ai beaucoup écrit (pendant 10 ans) pour me libérer, car on est un peu laissé tous seuls. Le vide se fait autour de nous. Mon mari a été placé dans une maison médicalisée pendant 3 ans, il ne m'en a jamais voulu. Dans les débuts je le sortais pour venir à la maison et puis après cela s'est compliqué. Nous avons vécu des moments très forts ;  pas grand chose juste des promenades, des films regardés sur un lecteur, des petits plats moulinés et les éternelles huîtres que je lui faisais manger, une présence en m'installant à côté de lui dans son lit, en lui tenant la main, en lui disant des mots d'amour et puis une amitié avec le personnel de la maison médicalisée (car pour lui c'était important que moi j'aille bien et que j'accepte cela) ; l'été je le sortais dans le jardin car il y avait un jardin dans la maison médicalisée et on entendait les oiseaux , les tondeuses.

Cette maladie nous rend plus fort. On se découvre avec étonnement et on surpasse nos limites.

J'ai eu aussi des problèmes dans mon travail car je faisais du temps partiel avant que mon mari soit dans cet établissement, J'ai été "harcelée" par un chef; mon mari l'a su et il a pleuré car il avait connu lui aussi le harcèlement dans le début de sa maladie. J'ai eu un travail professionnel passionnant et une collègue, qui est devenue plus qu'une soeur depuis le début de la maladie, m'a beaucoup aidée, mais au niveau du travail il faut aussi s'accrocher car on ne vous fait pas de cadeaux.

Je lui avais dit dans les derniers temps qu'il pouvait partir et me laisser toute seule.

A Paris, on m'avait donné des livres sur la Chorée et c'est vrai, il faut cacher au malade toute cette souffrance et agir avec de l'humour et de la bonne humeur.

 

Je fais finir ce texte en vous disant que je ne regrette rien, je sais que le jour où il est parti,  il m'a attendue, et j'étais comme d'habitude dans son lit.


                                                                                                              Arlette